18 juin 2117, les tensions ressenties par bien des pays jusque là finissent par arriver à leur terme. Les États-Unis d'Amérique déclarent la guerre au Japon. Les raisons du conflits paraissent infantiles, improbables, insuffisantes pour faire des morts... et pourtant... et pourtant... Le président de la puissante nation anglophone annoncera :
« C'est une lutte technologique. Nous verrons qui ressortira vainqueur de ce combat. Nous verrons qui sera la puissance mondiale. ». Le monde est choqué. Les raisons d'une guerre pouvaient-elle être si futiles ? Ce qu'annonçait la Présidence des USA sonnait faux. Il y avait, sous ces paroles, sous cet affront, des raisons obscures qui n'atteignaient pas à la surface.
Février 2119, voilà plus d'un an et demi que l'engrenage infernal de la guerre s'était enclenché et s'était mis à tourner. Les dégâts étaient déjà nombreux et les pertes conséquentes. Une guerre mondiale, il n'y en avait plus eut depuis 100 ans. Les guerres, de façon générale, avaient presque disparus de la surface du globe. Personne ne s'était attendu à celle-ci. Tout le monde l'avait doucement sentit venir sans s'en préoccuper pour autant. Si bien que quand elle perça à la surface le monde entier entra dans une torpeur glaciale.Tout se figea quelques instants.
Aujourd'hui, la guerre était chose presque naturelle, on l'acceptait au quotidien. Mais le mois de février 2119 marqua un tournant décisif pour l'humanité. La bombe nucléaire, testée sur la "race" humaine durant la deuxième guerre mondiale semblait être jusque là l'arme la plus dangereuse jamais inventée. Mais comme les guerres étaient de bons moyens de faire avancer la science, l'institut national de recherche du Japon mis au point un monstre dévastateur. Celui qui signera la fin de l'humanité.
25 Février 2119, la bombe précédemment inventée par la nation japonaise fut lancée sur trois pays. On arma ainsi plusieurs avions qu'on envoya survoler les terres ennemies. Les trois colis s'écrasèrent lourdement sur les territoires américains, une bonne partie de l'Europe ainsi que le sud de l'Afrique où s'étaient implantées des bases militaires. Le contenu des nouvelles armes se vit projeter dans les airs. Rien ne fut détruit. Rien n'explosa. L'on crut d'abord à un projet raté et la présidence américaine en profita pour enfoncer le Japon. Mais les conséquences des trois bombes ne se firent sentir que plus tard, quand les premiers symptômes de la maladie se firent ressentir. Les ingénieux chimistes avaient bombardé des microbes génétiquement modifié sur leur ennemis pour décimer leur population. Le début du plus gros génocide jamais connu.
Mars 2119, le virus était jusque là, élément inconnu. Si bien que personne ne possédait les anticorps ni même un quelconque remède contre cette maladie nouvelle et terriblement contagieuse. L'on n'en connait ni les symptômes ni les conséquences sur le corps humain. Il s'avérait en réalité que le virus était un mélange de toutes les maladies mortelles que l'on trouvait sur la terre entière. On le baptisa
E-2150 W. « C'est un moyen de se venger... Hiroshima, Nagasaki, nous n'avons jamais oublié ! Nous vous faisons vous en rappeler, aujourd'hui... ». annonçait fièrement la présidence japonaise.
La maladie, horrible et douloureuse, ne faisait que progresser, touchant ainsi des milliers, des millions, puis des milliards d'habitants. Les symptômes étaient nombreux et se manifestaient cinq jours après l'infection : yeux rouges, démangeaisons, cloques, sensation de soif permanente, assèchement de la peau, plaques rouges, mal de ventre incessant, mal de tête, fièvre. Puis peu à peu, la peau se détachait et tombait, tout comme les cheveux. Peu à peu le malade pourrissait avant de mourir finalement dans de conditions atroces, sans mains, sans pieds, sans yeux...
Mais les Japonnais se firent prendre à leur propre piège. Eux aussi se virent contaminer. Eux aussi finirent par mourir. Si bien que sur les 8 milliards d'être humains, il en resta moins d'un, un peu moins d'un million tout au plus. La troisième guerre mondiale fut la plus meurtrière des trois, et de loin.